Une présence recommandée, pas seulement tolérée
L’Organisation mondiale de la santé recommande que chaque femme puisse être accompagnée par la personne de son choix pendant tout le travail et l’accouchement (OMS, 2018). En France, la Haute Autorité de santé demande de faire bénéficier toutes les femmes d’un soutien continu, individuel et adapté à leur demande (HAS, 2017).
Les recommandations britanniques vont dans le même sens : elles demandent aux soignants d’encourager le soutien de la ou des personnes que la femme a choisies, et de respecter son choix si elle souhaite utiliser la respiration et la relaxation (NICE, 2023). Le partenaire a donc une place reconnue, à côté de l’équipe soignante, jamais à sa place.
Ce que dit la recherche sur le soutien continu
Une revue Cochrane de 26 essais, menés auprès de près de 16 000 femmes, a comparé les accouchements avec et sans soutien continu. Les femmes soutenues en continu ont un peu moins souvent eu recours à une analgésie, ont plus souvent accouché spontanément par voie basse et ont moins souvent gardé un vécu négatif de leur accouchement (Bohren et al., 2017).
Ces résultats sont encourageants, mais ils ont des limites à connaître : les preuves sont en partie de faible qualité, aucune étude ne pouvait être menée en aveugle, et le soutien étudié est souvent celui d’une personne formée, pas uniquement du partenaire. Ce que l’on peut en retenir : une présence attentive et constante compte, et elle gagne à être préparée.
Les quatre rôles du partenaire le jour J
Le rôle du partenaire n’est ni de « gérer » l’accouchement, ni de le contrôler. Il s’agit plutôt de créer autour de la future mère un cadre calme et sûr, dans lequel elle peut se concentrer sur ce qu’elle vit. Concrètement, ce rôle tient en quatre gestes :
- être là, de façon constante : une main sur l’épaule, un regard, un mot doux suffisent souvent ;
- guider la respiration, par la voix ou le toucher, si la future mère le souhaite, et rappeler les images ou les phrases que vous aurez préparées ensemble ;
- veiller à l’ambiance : lumière, bruit, allées et venues, dans la mesure de ce que le lieu permet ;
- faire le lien avec l’équipe soignante : transmettre vos souhaits, poser les questions, aider à prendre une décision quand il le faut.
Ce que le partenaire peut préparer dès la grossesse
Un rôle aussi important ne s’improvise pas le jour même. Pendant la grossesse, le partenaire peut apprendre le déroulement du travail, pour ne pas en découvrir les étapes dans l’inquiétude ; pratiquer les respirations et la relaxation avec la future mère, régulièrement, jusqu’à ce qu’elles deviennent familières ; et connaître vos souhaits pour la naissance, afin de pouvoir les exprimer si elle n’en a pas l’énergie.
En France, l’autre parent peut participer à certaines des 7 séances de préparation à la naissance prises en charge par l’Assurance maladie (Santé.fr, 2022). C’est un bon point de départ, à compléter par une préparation pensée pour deux.
Et pour le partenaire lui-même
Être présent ne veut pas dire tout résoudre. Le partenaire peut se sentir impuissant face à l’intensité de ce que vit la future mère : c’est normal, et cela se prépare aussi. Savoir à l’avance ce qu’il pourra faire, et ce qui ne dépend pas de lui, aide à rester calme et disponible.
Beaucoup de couples découvrent dans cette préparation une nouvelle façon d’être ensemble, qui ne s’arrête pas à la naissance. C’est l’esprit de la Méthode Souffle : se préparer à deux, chacun à sa place.
Ce que propose la Méthode Souffle
La Méthode Souffle est la méthode de préparation mentale du couple à l’accouchement conçue par Amélie Paterne. Son objectif est de vous aider à aborder la naissance plus sereinement, à deux, en complément du suivi médical. Les séances abordent les représentations et les croyances autour de la naissance, la respiration, la visualisation et la relaxation, les appréhensions et les émotions, et la place du partenaire.
Elle ne promet pas un accouchement sans douleur, et aucune préparation honnête ne le peut. Les séances ont lieu en visio, où que vous viviez, ou à Brive-la-Gaillarde.
Découvrir la Méthode SouffleEnvie d’en parler à deux ?
Le premier échange avec Amélie est gratuit et dure 30 minutes : un temps pour poser vos questions et voir si cette préparation vous correspond.
Sources
Sources consultées le 30 septembre 2026.
- OMS (2018). WHO recommendations: intrapartum care for a positive childbirth experience. Recommandation 3. who.int/publications/i/item/9789241550215
- HAS (2017, actualisation validée le 23 novembre 2023). Accouchement normal : accompagnement de la physiologie et interventions médicales. has-sante.fr/jcms/c_2820336/fr/accouchement-normal-accompagnement-de-la-physiologie-et-interventions-medicales
- NICE (2023, mise à jour 2026). Intrapartum care (NG235), recommandations 1.4.13 et 1.6.5. nice.org.uk/guidance/ng235/chapter/Recommendations
- Bohren M. A. et al. (2017). Continuous support for women during childbirth. Cochrane Database of Systematic Reviews. doi.org/10.1002/14651858.CD003766.pub6
- Santé.fr (2022). Les séances de préparation à la naissance et à la parentalité. sante.fr/les-seances-de-preparation-la-naissance-et-la-parentalite